Alex et Prisca Horesnyi habitent au foyer Marie-Thérèse à Lyon. Parents de quatre enfants, ce couple s’engage à vie dans la communauté du Chemin Neuf cet été. Prisca est responsable du magasin de la communauté du Chemin Neuf situé à une rue de la gare Perrache. Quant à Alex, il est un des économes de la congrégation religieuse.

Pourquoi t’engages-tu à vie dans la Communauté du Chemin Neuf ?

Je m’engage à vie dans la communauté du Chemin Neuf cet été car c’est une réponse à l’appel du Seigneur. Dès l’âge de 14 ans, j’ai senti que ma terre spirituelle était cette communauté. Mais avec trois « jamais » : « jamais » communautaire, « jamais » habiter dans une maison communautaire, « jamais » engagée à vie. Et voilà, patiemment, le Seigneur est venu apaiser mes peurs et lever toutes les entraves. Tous ces « jamais » étaient finalement des appels successifs qui se sont révélés les uns après les autres pour un davantage de vie et un davantage de proximité et d’intimité avec le Seigneur.

Je m’engage par intérêt : je pense que c’est le meilleur endroit pour m’aider à suivre le Christ.
La fraternité nous soutient sur ce chemin.


Comment est né ton désir de t’engager ?

Notre premier engagement à 3 ans remonte à 2009. Puis nous sommes entrés en fraternité de vie en 2014. Les 12 dernières années ont été riches de joies, de croissance, d’approfondissement de ma relation à Dieu, mais également de souffrance, de passages étroits, d’émondage, au contact quotidien de mes frères et sœurs, dans la mission, la vie de prière. Preuve que Amour = Bonheur + Souffrance.
« Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. » Jean 6, 68
Je me sens là où le Seigneur me veut, m’appelle. C’est par la communauté, par mes frères et sœurs que je trouve davantage le Seigneur, chaque jour.

Quand en 1999, avant notre mariage, Prisca m’a traîné à un week-end Cana Fiancés, le Seigneur en a profité pour me convertir et je lui ai alors dit : « Seigneur, si tu existes, je veux bien te suivre, mais au moindre problème je m’en vais ! »
Depuis je m’efforce de le suivre. Au fil des années et particulièrement nos 12 années en fraternité de vie au 59, l’engagement à vie s’est imposé comme une évidence.


Comment as-tu reçu cet appel ?

L’appel s’est fait en plusieurs temps. D’abord lors de la retraite ignatienne en silence de 30 jours, en entendant ma préférence totale pour le Seigneur. Appel entendu en écho dans la vie d’Alex, également pendant les 30 jours, un peu plus tard. Puis, les années passant, la vie s’est enracinée dans ce quotidien de prière, de mission, de vie partagée. Le temps de fiançailles a fait son œuvre et j’ai entendu l’appel à du définitif, à ne plus regarder l’éventualité du demi-tour. Et j’ai reçu très fortement ce verset de Jean 21, 22 : « Que t’importe, toi, suis-moi. » Mon cœur était prêt pour le oui définitif. Sans retour en arrière.

Pendant la retraite des 30 jours en silence, j’ai compris que suivre le Christ était bien supérieur aux difficultés inhérentes à la vie communautaire et à la vie en général. Ces obstacles étant tombés, rien ne m’empêchait de poser un engagement définitif s’il était confirmé par Prisca et par la Communauté.


Quels sont les aspects de la vie communautaire qui te nourrissent ?

Ce qui donne du sens à ma vie d’engagée dans la communauté, au quotidien, c’est de me donner à mes frères et sœurs, de me donner dans la mission, de me donner dans le service, précédée et conduite par l’Esprit Saint. Pas mes désirs et mes projets, mais les chemins sur lesquels le Seigneur me conduit. Animée par la passion pour l’Unité, de la petite église domestique conjugale et familiale, à l’unité entre nos églises, l’unité de la personne…

Difficile de séparer les effets de tel ou tel point tant ils sont liés, mais je dirais que la fraternité me soutient, la vie charismatique et la spiritualité ignatienne m’éclairent, mais ce sont la prière personnelle et la mission, au sens de l’annonce de l’Évangile, qui me nourrissent.


Une parole qui t’accompagne sur ce chemin ?

Alors que ce moment formel de l’engagement à vie approche, j’ai très souvent dans le cœur les paroles de ce chant : « Venez voir, nous avons trouvé, celui que nous cherchons, Jésus Maître et Seigneur ». Avec cette envie forte de le crier autant que possible. J’ai trouvé Jésus, mon Maître et mon Sauveur à travers l’humble vie partagée dans la communauté, la vie de mission et de service. Je ne peux pas cacher ce trésor découvert, je ne peux pas taire la joie de cette vie différente et si riche.
« Suis-moi ! »

Matthieu 16,25 : « Qui veut en effet sauver sa vie la perdra, mais qui perdra sa vie à cause de moi la trouvera. »

Traduit par l’intelligence artificielle